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LA BIENTRAITANCE

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DEFINITION

QU’EST-CE QUE LA BIENTRAITANCE ? 

La bientraitance est « une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein d’un établissement ou d’un service. Elle vise à promouvoir le bien-être de la personne en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance. » (ANESM, juillet 2008)

Plus précisément, la bientraitance s’appuie sur la globalité de l’accompagnement et la prise en soins de l’usager dans une atmosphère favorisant l’épanouissement, le bienêtre psychologique, physique, affectif et social.

La bientraitance se traduit au quotidien par du respect dans les pratiques, les comportements et les attitudes des professionnels accompagnant, mais aussi la recherche d’un environnement adapté et l’exigence de professionnalisme. En ce sens, c’est une culture de questionnement permanent, un aller-retour permanent entre penser et agir.

LA CHARTE DE BIENTRAITANCE DU GHEMM

Respect

Impliquer

Etre Poli

Encourager

Accompagner

Rassurer

Encourager

w

COMMUNICATION 

ETRE POLI – RESPECTER – ECOUTER – RASSURER

  • Je frappe à la porte, j’attends la réponse, je me présente.
  • J’encourage le résident/patient, je le valorise dans les actes.
  • Je parle au résident/patient : j’accompagne la parole aux gestes lors d’une aide à la toilette, lors d’un soin.
  • J’écoute le résident/patient : l’empathie et l’attention doivent être primordiales dans mon accompagnement et j’identifie ses besoins, ses attentes et ses désirs.
  • J’adapte ma communication auprès du résident/patient, j’utilise des mots simples et précis ou des outils de communication adaptés.
  • Je privilégie un ton calme, apaisant et réconfortant mais non-infantilisant.
  • Je communique également avec la communication non-verbale telle que
    le toucher, le regard.
  • J’essaie de capter son attention, je me positionne à hauteur égale.

AUTONOMIE ET SOINS

RESPECTER – ACCOMPAGNER – RASSURER – ENCOURAGER

  • J’agis avec douceur et respect.
  • Je maintiens les repères : rythmes et habitudes de vie sont préservés.
  • Je privilégie au maximum l’autonomie physique et mentale : je fais avec et non à la place.
  • Je prends en compte l’évolution de son état physique et psychique.
  • J’évalue la douleur et la préviens.
  • Je respecte les prescriptions médicales.

LIEN SOCIAL 

RESPECTER – IMPLIQUER

  • Je reste à l’écoute de ses besoins de sociabilité en lui permettant de choisir,
    de découvrir ou de poursuivre des activités. Je respecte son refus.
  • Je fais le lien avec son entourage en tenant compte de ses volontés.
  • Je respecte son choix de silence et d’isolement social.

QUE DIT LA LOI ? 

J’AI L’OBLIGATION DE SIGNALEMENT.

L’article L 434-3 du code pénal prévoit que « le fait pour quiconque ayant eu
connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’attentes sexuelles infligés à un mineur de 15 ans ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d’amende. Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues à l’article L 226-13 ».

NE PAS SE TAIRE, MAIS PARTAGER.

Le mode opératoire du GHEMM réf. OPC166M « signalement d’une maltraitance » dispose de méthodes de signalement en cas de survenue ou de suspicion d’un acte maltraitant : Signalement direct à la hiérarchie, fiche d’évènement indésirable, inscription dossier résident/patient etc.)

LA LOI PROTEGE CEUX QUI PARLENT.

Dans les établissements et services mentionnés à l’article L 312-1, le fait qu’un salarié ou un agent a témoigné de mauvais traitements ou privations infligés à une
personne accueillie ou relaté de tels agissements ne peut être pris en considération pour décider de mesures défavorables le concernant en matière
d’embauche, de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification, de
classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement du contrat de travail, ou pour décider la résiliation du contrat de travail ou une
sanction disciplinaire (art L 313-24 du code de l’action sociale et des familles).

LE SECRET PROFESSIONNEL NE PEUT JURIDIQUEMENT ETRE OPPOSE.

LA NON-DIFFUSION D’UNE INFORMATION RELEVANT D’UN CAS DE MALTRAITANCE DOIT ETRE CONSIDEREE COMME UNE COMPLICITE.

J’OSE EN PARLER.

J’AI L’OBLIGATION DE SIGNALEMENT.

JEU 

QUIZZ DES 3 B