Dr Thomas BAUM Responsable de l'Equipe Opérationnelle d'hygiène Hospitalière EOHH et de la gestion des risques évaluation et qualité du GHEMM

Dr Thomas BAUM Responsable de l'Equipe Opérationnelle d'hygiène Hospitalière EOHH et de la gestion des risques évaluation et qualité du GHEMM

Dr Thomas BAUM,

Responsable de l'équipe

opérationnelle d'hygiène

hospitalière (EOHH)

et de la gestion des risque,

évaluation et qualité du GHEMM

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Comment avez-vous accompagné les nouvelles mesures pour lutter contre le virus ?

En deux mots, notre mission est : éducation et pédagogie. Nous avons fait beaucoup d’accompagnement sur le terrain, au plus près des équipes, afin de répondre aux mieux aux interrogations. Pour les questions plus personnelles, en lien avec leur travail ou leur vie privée, ils ont eu la possibilité de m’envoyer un mail directement et j’y ai répondu. Enfin, nous avons su faire bon usage des outils de communication traditionnels : affiches, fyers et intranet. Les réunions téléphoniques se sont démocratisées et nous avons travaillé sur des « Foire Aux Questions » pour les questions du quotidien dans les EHPAD notamment.

Quelles ont été les dicultés de cette crise par rapport aux épidémies habituelles, comme la grippe ou la gastro-entérite ?

Nous connaissions les coronavirus mais pas encore cette forme de COVID19. Les recommandations évoluent du jour au lendemain . Aujourd’hui (le 10 juin), c’est encore le cas. Au GHEMM, nous avons suivi les recommandations de la société française d’hygiène hospitalière, du haut conseil de la santé publique et de nos collègues hygiénistes du CHRU de Nancy. Nous avons dû fédérer le personnel autour de ces décisions.

Une des premières difficultés a été de bien réussir à distinguer les patients COVID des autres pneumopathies, en l’absence de tests spéciques. Heureusement, très vite l’imagerie nous l’a permis.

La seconde difficulté repose sur les modes de transmission. Ils ont été identités rapidement mais nous ne savions pas combien de temps le virus restait contaminant sur les surfaces. Pour ces raisons, nous avons dû constamment réviser nos procédures internes bionettoyage, circuit du linge, transport des matériels, livraisons des repas…) pour nous adapter à l’évolution des connaissances sur le virus.

Une conclusion ?

Nous espérons avoir la chance d’avoir un vaccin au plus vite. Vaccinons-nous quand nous le pourrons et n’oublions pas les bonnes pratiques des gestes barrière, qui restent notre meilleure protection actuellement : mettons nos masques et lavons-nous les mains très régulièrement.